Toros y Toreros de Picasso : un livre d’art hors du commun
Picasso, le peintre et l’art de la tauromachie
Avec Toros y Toreros, Pablo Picasso livre un ouvrage singulier, publié aux Éditions Cercle d’Art. Ce livre n’est pas un simple produit sur la tauromachie : il s’agit d’une rencontre rare entre un peintre et un torero, entre un artiste et un ami.
Dans sa vie, Picasso a toujours su lier amitié et création, et c’est ce lien fort avec Dominguin qui nourrit ses œuvres. La peinture, les dessins et les tableaux réalisés dans ce cadre traduisent la puissance de l’art moderne.
Picasso s’implique personnellement dans la conception de ce livre : couverture, pages de titre et de faux-titre portent sa signature. On y retrouve trois carnets complets, autant de toiles sur papier, nées de dix années d’assiduité aux corridas dans le Sud de la France. Ces œuvres dialoguent avec ses grandes créations de Paris, de Barcelone, de Madrid et d’Avignon, inscrivant Toros y Toreros dans une histoire plus vaste de l’art du XXᵉ siècle.
Œuvres, toiles et carnets : la puissance de l’art de Picasso
Dans ces carnets, chaque tableau devient une scène. Comme dans Guernica ou dans les Demoiselles d’Avignon, l’œuvre dépasse l’instant de la corrida. Les toiles et les dessins se font symboles. Le peintre capte le monde, ses passions et ses drames, l’homme face à la mort, la femme spectatrice, le combat éternel. Ce livre devient ainsi une clé pour comprendre l’universalité de Picasso, autant cubisme que classicisme, autant histoire que modernité.
La force de l’art réside dans cette tension : simplicité du trait, franchise du geste, intensité de la scène. Ces œuvres, à la fois sobres et puissantes, rejoignent les grandes périodes créatives de Picasso. Comme à l’automne de sa carrière, elles condensent un savoir-faire unique, où chaque produit éditorial devient un témoignage vivant.
Dominguin, ami, torero et auteur du texte
L’idée de confier le texte à Dominguin, célèbre torero et ami intime, vient de Picasso lui-même. Sans imposer de consignes, le peintre laisse l’artiste des arènes s’exprimer librement. Dominguin raconte son expérience, sa vie, ses émotions face à ces œuvres. Il reconnaît dans les dessins le fameux duende, cette force mystérieuse que seul un grand artiste comme Picasso pouvait saisir.
Ce texte donne au livre une dimension unique. Dominguin ne commente pas une exposition ou une histoire académique : il plonge dans l’intimité de la corrida, telle que vécue de l’intérieur. C’est un point de vue rare, où le torero reconnaît dans les œuvres la vérité de l’arène.
Georges Boudaille : un commentaire moderne et sobre
Face à ces carnets et à ce texte, Georges Boudaille apporte un regard mesuré. Comme pour d’autres livres d’art moderne, il choisit la sobriété. Il restitue les conditions matérielles de la création, décrit l’organisation des carnets, et refuse tout excès technique. Il insiste plutôt sur le caractère intemporel de ces œuvres, capables de franchir les siècles.
Pour lui, les dessins de Picasso ne sont pas des visions romantiques mais des visions visuelles, des arts du regard. Il souligne que ces tableaux, comme les grandes œuvres du cubisme, gardent une force symbolique. On retrouve ici l’écho de ses dialogues avec Braque, Apollinaire ou Jacob, compagnons d’histoire artistique.
Toros y Toreros dans l’histoire de Picasso et du monde de l’art
Toros y Toreros prend place dans une série de livres essentiels de Picasso. Ce livre témoigne de la puissance d’un peintre moderne. Chaque œuvre trouve ici une place dans une histoire universelle, dans un monde où la guerre, l’homme, la femme et la mort se rencontrent sur la toile.
Ce produit éditorial est une véritable clé pour comprendre la période tauromachique de Picasso. Comme une grande exposition dans un palais parisien ou barcelonais, il réunit l’essence de son art, de ses toiles, de ses œuvres et de sa vie.














