Vincent Van Gogh : les années fondatrices avant la peinture
Avant d’être reconnu comme l’un des plus grands artistes de l’histoire de l’art, Vincent Van Gogh mène une vie instable, marquée par l’errance, la recherche de sens et une profonde solitude. Né en 1853, Vincent Van Gogh n’est pas immédiatement peintre. Il découvre l’art à travers son travail dans une galerie, puis, progressivement, par la fréquentation des musées. Il observe les tableaux des maîtres, s’imprègne des collections et des œuvres exposées à Paris, puis développe une sensibilité aiguë pour la nature, la terre, le paysage, le travail au champ et la vie paysanne.
Avant de peindre sur la toile avec de la peinture à l’huile, Vincent Van Gogh travaille longuement sur papier. Il observe les paysans et les paysannes, les champs, le blé, les jardins, les moulins, les fleurs, les pommes de terre, la lumière. Cette période est essentielle pour comprendre l’ensemble de son art pictural. Lorsqu’il devient véritablement artiste, Vincent Van Gogh a déjà une vision claire de ce que la peinture doit exprimer : la vie, la souffrance, la nature et l’émotion humaine.
Van Gogh, un livre de référence sur l’art et les œuvres de Vincent Van Gogh
Van Gogh fait partie de la collection ART des Éditions Cercle d’Art, un livre consacré à l’art de Vincent Van Gogh qui met en regard ses tableaux les plus célèbres, de ses débuts aux chefs-d’œuvre exposés dans les musées du monde, notamment à Amsterdam, Paris ou New York. Dans cet ouvrage, chaque tableau de Van Gogh — qu’il s’agisse des paysages, des tournesols éclatants, des champs, des fleurs, du pont de Langlois ou encore des autoportraits intenses — est replacé dans une chronologie qui éclaire la puissance expressive de ses œuvres et la place centrale de Vincent Van Gogh dans l’histoire de l’art. Le livre montre comment l’artiste a transformé la nature et les figures humaines en motifs essentiels d’un art moderne unique, qui continue de fasciner dans les grandes collections muséales et dans les reproductions imprimées partout dans le monde. Cette édition accessible et élégante permet au lecteur de comprendre à la fois l’évolution de ses thèmes et l’influence de ses tableaux sur l’art du XXᵉ siècle, faisant du livre lui-même un pont entre la lecture, la contemplation des œuvres et la visite des musées qui exposent Vincent Van Gogh aujourd’hui.
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Les Mangeurs de pommes de terre (1885)
Peint en 1885, Les Mangeurs de pommes de terre est souvent considéré comme le premier grand tableau abouti de Vincent Van Gogh et une peinture fondatrice dans l’histoire de son art. Réalisée à Nuenen, aux Pays-Bas, cette toile marque l’aboutissement de plusieurs années d’observation attentive du monde rural par Vincent Van Gogh. L’artiste y représente une famille de paysans réunie autour d’un repas modeste composé de pommes de terre, dans l’intimité d’un intérieur sombre, éclairé par une seule lampe suspendue. Le sujet, profondément ancré dans la terre, le travail agricole et la vie quotidienne, s’inscrit dans une volonté affirmée de Vincent Van Gogh de montrer la réalité sociale et humaine de son temps.
Dans ce tableau, Vincent Van Gogh choisit délibérément une palette sombre et austère. Les couleurs, dominées par des tons bruns, ocres et noirs, rappellent la terre, les champs, créant une atmosphère dense et presque étouffante. Les visages sont anguleux, les mains exagérément grandes et rugueuses, soulignant la rudesse du labeur paysan. Vincent Van Gogh souhaitait que ces figures semblent « façonnées par la terre qu’elles cultivent », établissant un lien direct entre le travail manuel, les pommes de terre et la condition humaine. Loin de toute idéalisation, cette peinture affirme une vision honnête et presque brutale de la vie rurale.
Les Mangeurs de pommes de terre occupe une place essentielle dans l’évolution artistique de Vincent Van Gogh. Si le style diffère encore radicalement d’autres tableaux beaucoup plus lumineux et colorés, cette toile révèle déjà l’intensité expressive, l’engagement émotionnel et la dimension morale qui traverseront tout son art. Vincent Van Gogh considérait lui-même ce tableau comme l’un de ses plus importants, convaincu qu’il traduisait avec justesse la dignité des paysans et la noblesse du travail de la terre.
Aujourd’hui, Les Mangeurs de pommes de terre est conservé au musée Van Gogh d’Amsterdam, au cœur de la collection permanente consacrée à Vincent Van Gogh. Ce tableau majeur de l’histoire de l’art est abondamment reproduit dans les livres, catalogues de musée et ouvrages de référence, et constitue une étape incontournable pour comprendre la genèse de l’art de Vincent Van Gogh et la cohérence profonde de son art.
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Autoportrait au chapeau de feutre (1887)
L’autoportrait occupe une place centrale dans l’œuvre de Vincent Van Gogh et constitue l’un des axes majeurs de son art à la fin des années parisiennes. Entre 1886 et 1888, installé à Paris, Vincent Van Gogh réalise plus de vingt autoportraits connus, utilisant son propre visage comme sujet principal pour explorer la couleur et la matière. L’Autoportrait au chapeau de feutre, daté de 1887, s’inscrit pleinement dans cette série de tableaux devenus essentiels pour comprendre l’évolution stylistique de Vincent Van Gogh.
Dans ce tableau, Vincent Van Gogh se représente de face, coiffé d’un chapeau de feutre sombre, le regard direct et intense, presque interrogateur. Le visage, traité par une multitude de touches visibles et rythmées, semble vibrer sous l’effet des couleurs contrastées. Cette toile témoigne de l’influence de l’impressionnisme et du néo-impressionnisme découverts à Paris, mais aussi de la volonté de Vincent Van Gogh de dépasser ces courants pour affirmer un art profondément personnel.
Cet autoportrait n’est pas seulement un portrait réaliste : il s’agit d’une véritable exploration de l’identité de Vincent Van Gogh, de sa place dans l’histoire de l’art et de son rapport au monde durant notamment ces années à Paris. Le chapeau, le regard fixe et la frontalité renforcent l’impression de confrontation directe entre l’artiste et le spectateur. À travers ce tableau, Vincent Van Gogh affirme son statut de créateur moderne, conscient de son rôle et de sa singularité.
Aujourd’hui, Autoportrait au chapeau de feutre est conservé au musée Van Gogh d’Amsterdam, au sein d’une collection exceptionnelle dédiée à la peinture de Vincent Van Gogh. Exposé aux côtés d’autres autoportraits majeurs, ce tableau est régulièrement étudié, reproduit et commenté, tant pour sa valeur artistique que pour son importance dans la compréhension de l’évolution stylistique de Vincent Van Gogh entre sa vie à Paris et les futures œuvres qui seront réalisées à Arles.
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Les Tournesols (1888)
Les Tournesols constituent sans doute l’ensemble de tableaux le plus célèbre de Vincent Van Gogh et l’un des motifs les plus emblématiques de l’histoire de l’art occidental. Réalisés à Arles en 1888, ces tableaux de fleurs appartiennent à une série conçue pour décorer la Maison jaune, où Vincent Van Gogh rêve de créer une communauté d’artistes, notamment avec Paul Gauguin. À travers les tournesols, Vincent Van Gogh élève un sujet simple issu de la nature, du champ, des fleurs, au rang d’icône universelle de son art.
Dans ces œuvres, le jaune domine presque entièrement la toile : jaune des tournesols, jaune du fond, jaune de la lumière méridionale. Vincent Van Gogh explore cette couleur dans toutes ses variations, jouant sur les contrastes de tons, de textures et de rythmes. Les fleurs ne sont pas idéalisées : certaines sont éclatantes, d’autres fanées, souvent interprétées comme traduisant le cycle de la vie, le passage du temps et la fragilité de l’existence. À travers ces tableaux, Vincent Van Gogh transforme la nature végétale en un langage artistique puissant, chargé d’émotion et de symboles.
Les Tournesols occupent une place centrale dans la réflexion artistique de Vincent Van Gogh. Ils sont à la fois un hommage à la nature, une démonstration de liberté formelle et une affirmation de son identité d’artiste moderne. Cette collection marque un tournant dans son art, annonçant l’intensité expressive et la force visuelle des tableaux arlésiens. Dès leur création, ces œuvres deviennent emblématiques et participent à la reconnaissance posthume de Vincent Van Gogh dans l’histoire de l’art, à sa notoriété populaire aussi.
Aujourd’hui, l’une des versions les plus célèbres des Tournesols est conservée à la National Gallery de Londres, où elle figure parmi les tableaux les plus visités du musée. D’autres versions majeures sont exposées dans différentes collections et musées internationaux, notamment au musée Van Gogh d’Amsterdam, confirmant la place centrale de ces œuvres dans l’héritage artistique de Vincent Van Gogh et dans les grandes collections muséales du monde entier.
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La Chambre à Arles (1888)
La Chambre à Arles est l’un des tableaux les plus emblématiques de Vincent Van Gogh et une référence incontournable dans l’histoire de l’art moderne. Réalisée en 1888, cette toile représente la chambre personnelle de l’artiste dans la Maison jaune, lieu central de sa vie et de sa création durant cette période. Van Gogh réalise trois versions de ce tableau, preuve de l’importance qu’il accorde à ce sujet intime.
Dans La Chambre à Arles, Vincent Van Gogh choisit un mobilier volontairement simple : un lit en bois, deux chaises, une table, quelques tableaux accrochés aux murs. La composition paraît stable, mais les lignes sont volontairement déformées et les perspectives faussées, créant une sensation d’étrangeté. Les couleurs sont franches, presque irréelles, appliquées en aplats nets qui renforcent la dimension symbolique du tableau. Van Gogh explique vouloir exprimer le repos, le calme et la simplicité, mais la tension visuelle révèle aussi une instabilité intérieure, perceptible dans la structure même du tableau.
Parfois interprétée comme une forme d’autoportrait indirect, La Chambre à Arles fonctionne comme une projection de l’état mental de Vincent Van Gogh. Chaque objet devient porteur de sens : le lit évoque le repos espéré, les chaises la solitude, les murs la quête d’un refuge stable. Cette peinture témoigne de la capacité de Van Gogh à transformer un espace quotidien en un sujet majeur de l’art, où l’intime rejoint l’universel.
Aujourd’hui, la version la plus célèbre de La Chambre à Arles est conservée au musée Van Gogh d’Amsterdam, au sein d’une collection exceptionnelle dédiée à l’art de Vincent Van Gogh. Ce tableau figure parmi les œuvres les plus visitées du musée et les plus reproduites dans les livres d’histoire de l’art, confirmant son statut d’icône de Vincent Van Gogh et de référence majeure de l’art de la fin du XIXᵉ siècle.
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Le Café de nuit (1888)
Le Café de nuit est l’un des tableaux les plus puissants et les plus troublants de l’œuvre de Vincent Van Gogh, et une référence majeure dans l’histoire de l’art moderne. Réalisée à Arles en 1888, cette toile représente l’intérieur d’un café ouvert toute la nuit, lieu que Van Gogh fréquente régulièrement et qu’il transforme en sujet central de son art. Contrairement aux scènes conviviales traditionnellement associées aux cafés, Vincent Van Gogh choisit ici de montrer un espace oppressant, chargé d’une forte tension émotionnelle.
Dans ce tableau, le regard est happé par une perspective volontairement déséquilibrée : le billard central, les murs inclinés, le sol fuyant créent une sensation d’instabilité. Les couleurs sont violentes et discordantes — rouges profonds, verts acides, jaunes agressifs — utilisées par l’artiste non pour décrire fidèlement le réel, mais pour traduire un état intérieur. Van Gogh explique dans ses lettres vouloir exprimer, à travers cette œuvre, les passions humaines, l’isolement et la détresse que la vie nocturne peut révéler. Le café devient ainsi un lieu mental autant qu’un espace réel.
Le Café de nuit occupe une place essentielle dans l’évolution de l’art de Vincent Van Gogh, car il affirme pleinement son usage expressif de la couleur et de la composition. Ce tableau marque une rupture avec une approche descriptive : l’œuvre devient le support d’une vision subjective, où chaque élément participe à une atmosphère presque suffocante. Vincent Van Gogh transforme un lieu ordinaire en un symbole universel de solitude et d’angoisse moderne, annonçant certaines orientations majeures de l’art du XXᵉ siècle.
Aujourd’hui, Le Café de nuit est conservé à la Yale University Art Gallery, au sein d’une collection internationale prestigieuse. Ce tableau est abondamment reproduit dans les ouvrages d’histoire de l’art, étudié dans les musées et fréquemment cité comme l’une des œuvres les plus radicales de Vincent Van Gogh, confirmant son rôle central dans l’évolution de l’art moderne et dans la reconnaissance muséale mondiale de Van Gogh.
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La Nuit étoilée (1889)
La Nuit étoilée est sans doute le tableau le plus célèbre de Vincent Van Gogh et l’une des images les plus connues de l’histoire de l’art. Réalisée en 1889, cette toile est peinte à Saint-Rémy-de-Provence, alors que Van Gogh est interné à l’asile de Saint-Paul-de-Mausole. Inspiré par la vue depuis la fenêtre de sa chambre, mais profondément recomposé par la vision intérieure de l’artiste, le tableau fait du ciel nocturne et des étoiles les éléments centraux d’une composition devenue universelle.
Dans La Nuit étoilée, le ciel occupe une place dominante. Les étoiles et la lune semblent animées d’un mouvement tourbillonnant, presque cosmique, tandis que les nuages s’enroulent dans une dynamique circulaire. En contrebas, un village paisible, aux formes géométriques simplifiées, contraste avec l’agitation du ciel. Un cyprès sombre, élancé, relie la terre au ciel et structure toute la composition du tableau. Par ce paysage, Vincent Van Gogh ne cherche pas à restituer une vue fidèle, mais à traduire une intensité émotionnelle et spirituelle.
Ce tableau marque une étape décisive dans l’art de Van Gogh. La couleur, la ligne et le rythme deviennent des moyens d’expression autonomes. La nuit étoilée n’est plus seulement un décor naturel, mais un espace mental, où le ciel, la nature et l’état intérieur de l’artiste se confondent. Cette vision nocturne, puissante et presque mystique, illustre la capacité de Vincent Van Gogh à transformer un paysage réel en une image intemporelle, immédiatement reconnaissable.
Aujourd’hui, La Nuit étoilée est conservée au Museum of Modern Art (MoMA) à New York, au sein d’une collection internationale majeure consacrée à l’art moderne. Ce tableau attire chaque année des millions de visiteurs et figure parmi les images les plus reproduites dans les livres, catalogues de musée et supports pédagogiques. Il incarne à lui seul la place centrale de Vincent Van Gogh dans l’histoire de l’art et dans l’imaginaire collectif mondial.
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Le Pont de Langlois (1888)
Le Pont de Langlois est un tableau majeur réalisé par Vincent Van Gogh en 1888, durant son séjour à Arles, période décisive de son art. Cette toile représente un pont-levis situé sur le canal d’Arles à Bouc, que Van Gogh observe et dessine à plusieurs reprises. Le pont, la nature, le paysage et la vie quotidienne deviennent ici des sujets centraux, traduisant l’intérêt constant de Vincent Van Gogh pour les scènes simples et les structures humaines intégrées à leur environnement.
Dans ce tableau, le pont de Langlois est représenté avec une grande clarté formelle. Les lignes du tablier, les poutres du mécanisme et le canal dessinent une composition stable et lisible. Le paysage environnant crée une scène paisible, presque intemporelle. Van Gogh s’inspire directement des estampes japonaises qu’il admire, tant dans le cadrage que dans l’équilibre entre les éléments du tableau. Le pont devient ainsi un motif graphique autant qu’un élément narratif.
Ce tableau illustre une facette plus calme et structurée de l’art de Van Gogh à Arles. Loin des tensions nocturnes ou des intérieurs oppressants, Vincent Van Gogh s’attache ici à la relation entre la nature et les constructions humaines. Le pont, symbole de passage et de lien, peut être interprété comme une métaphore de la transition vécue par l’artiste, à un moment où il cherche stabilité et harmonie dans son travail à Arles.
Aujourd’hui, Le Pont de Langlois est conservé au Wallraf-Richartz Museum de Cologne, au sein d’une collection reconnue pour ses tableaux du XIXᵉ siècle. Ce tableau est fréquemment reproduit dans les livres d’histoire de l’art, étudié dans les musées et cité comme un exemple emblématique de la manière dont Vincent Van Gogh a su transformer un paysage ordinaire d’Arles en une image durablement inscrite dans l’art moderne.
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Champs de blé aux corbeaux (1890)
Champs de blé aux corbeaux est l’un des tableaux les plus saisissants de Vincent Van Gogh et l’un des paysages les plus puissants de l’histoire de l’art. Réalisée en 1890, durant les derniers mois de sa vie, cette toile montre un vaste champ de blé sous un ciel sombre, traversé par des corbeaux noirs en plein vol. Le blé, la terre, la nature et le ciel occupent toute la surface du tableau, sans refuge possible pour le regard. À travers ce paysage, Vincent Van Gogh donne une vision intense et profondément humaine du monde rural et de la condition paysanne.
Le champ de blé, motif récurrent dans l’art de Van Gogh, est ici représenté à maturité, dense, presque envahissant. Les chemins qui le traversent semblent se perdre, sans issue claire, renforçant une sensation de solitude et de tension. Le blé devient un symbole ambigu : à la fois nourriture essentielle du monde paysan, fruit du travail de la terre, et élément écrasant, presque menaçant. Les corbeaux, silhouettes sombres surgissant dans le ciel, accentuent la charge dramatique du tableau, souvent associée à la fin de la vie de Vincent Van Gogh.
Dans ce tableau, la nature n’est plus paisible. Le ciel est tourmenté, la couleur appliquée de manière énergique, presque violente. Vincent Van Gogh utilise le paysage et le blé comme un langage direct pour exprimer une tension intérieure extrême. Le monde paysan, omniprésent dans ses dernières années, devient ici le miroir d’une lutte intime entre l’homme, la terre et le destin. Cette vision radicale du paysage rural marque l’aboutissement de sa recherche artistique autour de la vie paysanne.
Aujourd’hui, Champs de blé aux corbeaux est conservé au musée Van Gogh d’Amsterdam, au cœur d’une collection internationale consacrée à Vincent Van Gogh. Ce tableau est l’un des plus étudiés, reproduits et commentés dans les livres d’histoire de l’art, tant pour sa puissance visuelle que pour la place centrale qu’il occupe dans la compréhension de la relation entre Van Gogh, le blé, la terre et le monde paysan à la fin de sa vie.
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Branches d’amandier en fleurs (1890)
Branches d’amandier en fleurs est l’un des tableaux les plus lumineux et les plus symboliques de Vincent Van Gogh. Réalisée en 1890, cette toile est peinte pour célébrer la naissance de son neveu, également prénommé Vincent. À travers ce sujet de nature, Vincent Van Gogh choisit l’amandier, arbre qui fleurit au début du printemps, comme symbole de renouveau, de vie et d’espoir. Les fleurs occupent toute la surface du tableau, sans horizon ni profondeur traditionnelle, créant une image à la fois décorative et profondément expressive dans l’histoire de l’art.
Les branches d’amandier se détachent sur un fond bleu clair, évoquant le ciel et l’air, tandis que les fleurs blanches et rosées semblent éclore avec une grande délicatesse. Vincent Van Gogh s’inspire ici directement de l’art japonais, qu’il admire profondément, notamment dans le cadrage audacieux et la composition épurée. Le tableau ne cherche pas à représenter un paysage réaliste, mais à isoler la nature dans ce qu’elle a de plus vital et de plus universel : la floraison, la naissance, le recommencement.
Dans Branches d’amandier en fleurs, Vincent Van Gogh propose une vision apaisée et presque méditative de son art, contrastant fortement avec d’autres tableaux plus tourmentés de la même période. L’arbre, les fleurs, la branche et le ciel deviennent un langage visuel simple et direct, chargé d’émotion. Ce tableau occupe une place singulière dans la fin de la vie de Van Gogh, incarnant un moment de douceur et de projection vers l’avenir, profondément ancré dans la nature.
Aujourd’hui, Branches d’amandier en fleurs est conservé au musée Van Gogh d’Amsterdam, au sein d’une collection exceptionnelle dédiée à Vincent Van Gogh. Ce tableau figure parmi les images les plus appréciées du public et les plus reproduites dans les livres d’histoire de l’art, confirmant la puissance intemporelle de ce motif de fleurs et de nature, devenu indissociable de l’univers artistique de Van Gogh.
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Le Jardin de l’hôpital de Saint-Rémy (1889)
Le Jardin de l’hôpital de Saint-Rémy est un tableau essentiel de la période de Saint-Rémy-de-Provence, durant laquelle Vincent Van Gogh est interné à l’asile de Saint-Paul-de-Mausole en 1889. Dans ce lieu clos, le jardin devient pour l’artiste un espace de refuge, d’observation et de création. À travers ce paysage, Van Gogh transforme un environnement médical en un territoire de nature vivante, structuré par les arbres, les allées, la terre et la végétation méditerranéenne.
Le jardin est représenté comme un espace rythmé, presque ordonné, où les lignes des chemins dialoguent avec les masses végétales. Les arbres, les buissons et les fleurs sont traités par touches dynamiques, donnant au tableau une énergie interne malgré le cadre contraint de l’hôpital. Vincent Van Gogh ne cherche pas à restituer un simple décor, mais à faire du jardin un paysage intérieur, où la nature devient un moyen de stabilisation mentale et de contemplation. La répétition des motifs végétaux traduit une volonté d’ancrage, de retour à la terre.
Ce tableau illustre une dimension essentielle de l’art de Van Gogh : la capacité à puiser dans la nature une forme de résistance et de reconstruction. Le jardin de Saint-Rémy, clos mais ouvert sur le ciel, devient un symbole de transition entre enfermement et liberté. À travers ce paysage, Vincent Van Gogh affirme que la nature, même contenue dans un espace restreint, reste une source inépuisable de sens et d’émotion dans l’histoire de l’art.
Aujourd’hui, Le Jardin de l’hôpital de Saint-Rémy est conservé au musée Kröller-Müller d’Otterlo, institution majeure possédant l’une des plus importantes collections de Vincent Van Gogh au monde. Ce tableau est régulièrement présenté dans les parcours permanents du musée et abondamment reproduit dans les ouvrages d’histoire de l’art, illustrant la place centrale du jardin, de la nature et du paysage dans la période de Saint-Rémy et dans l’ensemble du travail de Van Gogh.
Vincent Van Gogh, une figure majeure de l’histoire de l’art
Aujourd’hui, Vincent Van Gogh occupe une place centrale et incontestée dans l’histoire de l’art. Les tableaux de Van Gogh sont exposés dans les plus grands musées du monde, du musée Van Gogh à Amsterdam au musée d’Orsay à Paris, de Londres à New York, jusqu’au musée Kröller-Müller d’Otterlo, où ses toiles attirent chaque année des millions de visiteurs. Cette reconnaissance internationale contraste avec la vie difficile de l’artiste, marquée par l’isolement, la précarité et une production intense concentrée sur une dizaine d’années seulement. Pourtant, cette vie courte et tourmentée a donné naissance à une œuvre d’une richesse exceptionnelle, profondément ancrée dans la nature, les paysages, le monde paysan, les fleurs, le blé, les jardins, les autoportraits et les scènes de la vie quotidienne.
De la période paysanne aux Pays-Bas aux paysages lumineux d’Arles, des tournesols aux amandiers en fleurs, des champs de blé aux visions nocturnes, Vincent Van Gogh a renouvelé le langage artistique par la couleur, le rythme et l’intensité émotionnelle. Ses tableaux sont aujourd’hui omniprésents dans les collections muséales, les expositions internationales, les reproductions et les livres d’art, confirmant l’influence durable de Van Gogh sur l’art moderne et contemporain. Cette trajectoire artistique et humaine est désormais mise en lumière par la nouvelle monographie Vincent Van Gogh publiée par les éditions Cercle d’Art, qui propose une lecture accessible et rigoureuse de son parcours, de ses thèmes majeurs et de ses tableaux emblématiques. Ce livre, pensé comme un outil de référence, s’inscrit pleinement dans la tradition éditoriale de Cercle d’Art, en reliant la vie de Van Gogh, ses tableaux, les grands musées et l’histoire de l’art, offrant ainsi au lecteur un regard synthétique et éclairant sur l’un des artistes les plus universels qui soient.
10 tableaux emblématiques de Vincent Van Gogh : dates et musées
- Les Mangeurs de pommes de terre (1885) — Musée Van Gogh, Amsterdam
- Autoportrait au chapeau de feutre (1887) — Musée Van Gogh, Amsterdam
- Les Tournesols (1888) — National Gallery, Londres
- La Chambre à Arles (1888) — Musée Van Gogh, Amsterdam
- Le Café de nuit (1888) — Yale University Art Gallery, New Haven
- La Nuit étoilée (1889) — Museum of Modern Art (MoMA), New York
- Le Pont de Langlois (1888) — Wallraf-Richartz Museum, Cologne
- Champs de blé aux corbeaux (1890) — Musée Van Gogh, Amsterdam
- Branches d’amandier en fleurs (1890) — Musée Van Gogh, Amsterdam
- Le Jardin de l’hôpital de Saint-Rémy (1889) — Kröller-Müller Museum, Otterlo