Dans un article publié le 23 mars 2026, The Good Life, met en lumière Car Racing 1972, huitième opus de la série culte des éditions Cercle d’Art. Sous la plume de Clément Mouret, le magazine y voit bien plus qu’un livre : « une archive vive », capable de restituer la course automobile dans toute son intensité originelle.

Dès les premières lignes, le ton est donné. Il ne s’agit pas de nostalgie, mais d’une expérience presque immédiate de la vitesse. L’année 1972 est décrite comme « une saison suspendue », située « entre le vacarme des moteurs et une certaine idée de la vitesse encore brute, presque insouciante ». Une époque où la course se jouait « à fleur de risque », captée par les regards précis de l’agence DPPI.

1972, une saison au présent

Le cœur de l’article repose sur cette idée forte : certaines saisons échappent au temps. 1972 en fait partie. En s’appuyant sur les archives de l’agence DPPI — qualifiée de « référence absolue en matière de photographie automobile » —, l’ouvrage rassemble près de 300 pages d’images, dont une grande partie n’avait jamais été publiée.
Mais là où The Good Life éclaire avec justesse, c’est sur la nature même de cette restitution. Car Racing 1972 n’est pas conçu comme un regard rétrospectif. « La course n’est pas un souvenir, elle est un présent continu » : les carrosseries vibrent, les regards se tendent, et les circuits mythiques retrouvent leur part d’incertitude. Le livre ne raconte pas seulement une saison, il la réactive.

Une série devenue culte

Le magazine souligne également la place singulière de cet opus dans la collection Car Racing. Ce huitième volume s’inscrit dans une série désormais « devenue culte », recherchée, suivie et collectionnée « avec une forme d’obsession méthodique ».
Cette reconnaissance s’explique autant par la cohérence éditoriale que par la qualité des ouvrages. The Good Life parle de la dimension presque fétichiste de ces livres, qui s’imposent comme des objets à part entière, au-delà de leur contenu documentaire.

Le livre comme objet manifeste

L’article accorde une attention particulière à la matérialité de l’ouvrage, décrite avec précision : grand format, couverture cartonnée habillée de toile imprimée, marquage cuivre. Un ensemble pensé « comme un écrin », à la hauteur des images qu’il contient.
Mais cette exigence formelle n’est pas anodine. Elle s’inscrit dans une histoire éditoriale que le magazine rappelle avec pertinence : celle de Cercle d’Art, fondée en 1949 dans le prolongement d’un geste artistique fondateur, à une époque où la reproduction de l’art dans le livre relevait encore de l’avant-garde.
Depuis l’origine, la maison défend une ligne claire : considérer le livre non comme un simple support, mais comme un prolongement de l’œuvre.

Une approche éditoriale intacte

C’est précisément cette philosophie que The Good Life retrouve dans Car Racing 1972. L’ouvrage est décrit comme « une démonstration limpide » de cette exigence : un travail d’archives qui refuse le didactisme, un livre qui privilégie le regard à l’explication.
Ici, l’image ne vient pas illustrer un discours : elle le constitue.
Le magazine souligne ainsi la capacité du livre à faire dialoguer « culture visuelle et mémoire mécanique » sans jamais les figer. Une tension rare, qui donne à l’ouvrage toute sa densité.

Un livre qui fait date

En consacrant Car Racing 1972, The Good Life confirme le statut à part de la série Car Racing dans le paysage éditorial automobile. À la fois archive, objet et expérience, ce nouveau volume prolonge une ambition constante : restituer la course dans ce qu’elle a de plus vivant, de plus incertain, de plus intense.