














Barcelone Jardin de Sculptures
Et aussi La sculpture au Cercle d'Art
Constant, New Babylon
Et aussi Architecture, design, urbanisme, Land Art au Cercle d'Art
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Le Cercle d'Art Contemporain
Un + Un : de l'Unité à l'Unité Tout commence par une rencontre, deux créateurs, deux trajets personnels qui se croisent. Pas n'importe qui, pas n'importe où, pas n'importe quand. André Wogenscky est un jeune architecte d'origine polonaise dont la famille est installée en France depuis plusieurs générations.Il est chef d'agence chez le Maître, Le Corbusier. Marta Pan est une jeune sculptrice d'origine hongroise arrivée en France durant son enfance. Ils se rencontrent à Paris.
L'un et l'autre ont déjà une œuvre en cours, des convictions, des affinités, une passion partagée pour une modernité à construire et à divulguer.
Cette première partie tentera de révéler ce que chacun apporte à l'autre et découvre en l'autre.
Cette rencontre, cette alchimie, d'une artiste et d'un architecte est rare. On connaît des couples d'artistes, Arp et Sophie Taueber, Annette Messager et Christian Boltanski, les Delaunay, Larionov et Gontcharova ou des couples d'architectes, les Smithson, Miralles et Tagliabue, Gigon et Guyer, mais étrangement, on rencontre peu d'exemples de cet alliage-là, comme si la conquête de l'espace et le vieux rêve des architectes de l'œuvre d'art totale les rendaient infréquentables pour qui veut exprimer une totalité plus mystérieuse.
Leurs préférences en matière d'art et d'architecture, les œuvres aimées et référentielles, la musique, le théâtre, la littérature créent un terreau commun, fertilisent leur échange et nourrissent de futures expérimentations. Un cercle d'amis, d'artistes et d'architectes dont ils se sentent proches, cercle restreint, choix exigeant, s'affine et se resserre au fur et à mesure.
Des voyages ; voyages d'avant la rencontre ayant apporté à chacun son lot d'images et d'imaginaire. Nouveaux voyages faits ensemble et qui eux aussi font trace et vont marquer pour une part les jalons d'une pensée et d'une création.
La maison comme matrice
Construire sa maison est une aventure rare, l'apanage d'un savoir-faire presque disparu, venu d'une tradition ancestrale paysanne et aujourd'hui encore maîtrisé par les architectes.
Dali, qui n'est certes pas le référent de Marta et d'André, parlait de l'architecture comme de la minéralisation de nos désirs. Il y a dans la maison de Saint-Rémy-lès-Chevreuse, une projection de cet ordre, celui d'un destin commun, d'une éthique et d'une conscience de soi et de son rapport au monde ; un art d'habiter et d'occuper le temps et l'espace d'une vie.
En son jardin (plus vaste aujourd'hui qu'il n'était au départ),
la maison de Saint-Rémy est la maison, cet accord de soi à un espace, savant dedans/dehors, qui du toit terrasse où se reposer et des pentes du jardin habitées de sculptures, jusqu'à l'intérieur où vivre et travailler selon une répartition précise et cependant énigmatique des pièces, se crée une continuité qui n'est jamais de rupture.
Cette maison fut délibérée, longuement préparée ; chaque détail, la relation des espaces, le choix des matériaux, les couleurs, les mouvements des personnes, la centralité de la cuisine et de l'espace des repas...
tout y participe d'un équilibre et d'une connivence des esprits autant que d'une rigueur sans faille.
on traitera donc cette analyse de la genèse de la maison comme le témoignage le plus éclatant et l'expression la plus complète de la rencontre d'André et de Marta.
Confortée par les photos d'Antoine Stéphani, cette partie de l'ouvrage en sera le cœur et la justification même.
D'une figure l'autre il y a dans le compagnonnage de deux créateurs, un principe de communicabilité, une façon de puiser à la ressource de l'autre qui n'appelle ni règle ni interdit, mais s'inscrit dans un mouvement plus secret de fréquentation, de silence et de compréhension.
Chacun est là sans s'absenter de l'autre. Cette façon de tisser une trame de singularités qui coexistent et fabriquent une communauté naît d'une économie quotidienne. Elle est décrite par Marta et André au travers de textes et de déclarations, d'analyses et de renvois de l'un à l'autre et des deux au reste du monde.
Ce chapitre livre et met en relation ces analyses et ces réflexions qui éclairent le travail de chacun et l'œuvre croisé, pensé non comme un projet de repli ou de réduction aux limites d'un couple mais comme une extension de soi et une recherche de l'universel.
Chemins faisant
Ce sera la traversée de tous les projets, l'analyse point par point des recours et des concours mutuels. L'architecture étant englobante et accueillante, ce sera souvent à partir de l'œuvre d'André Wogenscky que se fera le cheminement.
Tous les projets où Marta et André se sont rencontrés seront abordés, que ce rapprochement soit fait d'œuvres s'incluant et se répondant ou de façon muette dans la présence symbolique de l'autre dans une figure, une phase du travail, une délégation de parole.
Le théâtre sera traité dans cette dernière partie.
Conclusion
La maison de Saint-Rémy, inscrite à l'inventaire demeurera comme le siège d'une Fondation André Wogenscky-Marta Pan.
Exemplarité sans pareil et pérennité à découvrir.
http://www.samedirouge.net/photo/maison_andre_wogenscky_Marta_Pan
Ballet Le Teck, Festival d'avant-Garde - Marseille - 1956
Le théâtre et la chorégraphie tangentent l'architecture et la sculpture, jouent de la lumière et du son, et continuent d'évoquer chez des artistes de la modernité le rêve envolé de la fusion des arts. En 1956, Marta travaille encore sur l'articulation des formes et leur aptitude à faire mouvement. Une sculpture historique dans sa production, Le Teck, marque un tournant dans ses recherches. C'est une sculpture en deux pièces liées par une rotule et se déployant, s'ouvrant pour atteindre une envergure de deux mètres quarante. Maurice Béjart compose un ballet éponyme qu'il danse lui-même et dont la sculpture est le personnage principal. La création a lieu à Marseille sur le toit de l'Unité d'habitation. François Barré