














L'Art et la ville
Et aussi Architecture, design, urbanisme, Land Art au Cercle d'Art
Rechercher un ouvrage:
Naviguer par catégorie:
Artistes & Auteurs | Collections | Thématiques | A paraître
Le Cercle d'Art Contemporain
Plus l’artiste s’est éloigné de la nature, plus il a dû rechercher en lui-même une nouvelle raison d’être. Au cours de cette quête, il a élaboré une théorie esthétique de la perception et de la connaissance sensible. Le peintre Nils-Udo effectua un parcours identique lorsqu’il abandonna la peinture dans les années 70 pour travailler dans et avec la nature.
Le nid, thème de cet ouvrage, et ses déclinaisons multiples occupent une place prépondérante dans l’œuvre de Nils-Udo.
"Ce nouveau livre est centré sur le thème des Nids (et des installations qui s’y rapportent comme les nichoirs) car c’est sans doute le thème majeur de tout mon travail, présent dans mon œuvre depuis ses débuts.
Après mon premier grand nid de 1978, dans les Landes de Lunebourg, d’autres ont suivi en très grand nombre, de toutes tailles et dans toutes sortes de matériaux : nid de bambous au Japon, d’osier en Angleterre (pour Peter Gabriel), un nid d’hiver en neige en Bavière, un “habitat” à côté du Grand palais à Paris mais également de vrais nids d’oiseaux dans lesquels j’ai déposé des œufs modelés en glace et jusqu’au Murioka Spider réalisé sur la façade d’un grand musée au Japon en 2002.”
Sa démarche se distingue fondamentalement de celle des artistes du "Land Art". À l’opposé de ces derniers, il a rarement recours à la matière inanimée, lui préférant une matière vivante, qui se développe et se transforme constamment. Nils-Udo a mis l’originalité de ses talents artistiques au service de la nature pour mettre en évidence sa beauté et sa fragilité. Il en tire les conclusions avec une rare cohérence, plus que nul autre artiste ne l’aurait fait, en ayant recours à deux modes d’expression : la sculpture dans le paysage, qui allie l’art à la matière vivante, et la photographie, forme d’art autant que bibliothèque de documents. Seule la photographie permet de retenir la trace de la beauté de ces œuvres qui sinon, resteraient pour la plupart éphémères.