














Figuration Narrative
Yves Dana
Wang Yan Cheng
Brasilier
Après les expositions «Contrepoint», le musée du Louvre poursuit sa politique en faveur de l'art contemporain et des artistes vivants en donnant carte blanche à Jan Fabre. Dans les salles consacrées aux peintures des écoles du Nord, le visiteur est invité à redécouvrir les chefs- d'œuvre de Van Eyck, Van der Weyden, Bosch, Metsys ou Rubens à travers le regard de cet artiste majeur de la scène contemporaine.
Le parcours proposé par Jan Fabre dans les collections du musée peut être perçu comme une "dramaturgie mentale" mettant en scène les figures majeures de son œuvre et celles des maîtres anciens. L'artiste cherche à relier son univers avec de grandes thématiques présentes dans les collections : la mort et la résurrection, les vanités, le sacrifice, l'argent, la folie, le carnaval, la bataille, l'atelier. Une trentaine d'œuvres, dessins, sculptures, installations, vidéos et films de performance viennent ainsi rythmer le parcours imaginé par l'artiste.
Force attractive, la figuration narrative rassemble au cours des années soixante, des peintres venus d'horizons esthétiques ou géographiques différents. Adami, Erró, Fromanger, Stämpfli se joignent aux promoteurs de « Mythologies quotidiennes». Travaillant à partir de l'image photographique ou cinématographique, de l'imagerie publicitaire, de la bande dessinée ou même de la peinture classique, ils aboutissent à des œuvres qui détournent la signification première de ces représentations pour en révéler des sens inattendus, suggérer d'autres narrations, montrer leurs implications politiques.
Au cours de ces années, la figuration narrative se démarque de la neutralité sociale de l'Ecole de Paris aussi bien que du formalisme du Pop Art américain. Elle dénonce les aliénations de la vie contemporaine. L'effervescence de la fin des années soixante favorisera d'ailleurs l'engagement des plus militants parmi les peintres de ce mouvement dans la vie politique, et particulièrement dans les événements de mai 68 à Paris.
Hans Bellmer est ce dessinateur qui eut une main de plus - qui était une femme... C'est ainsi que les dessins de Bellmer s'accrurent tout à coup des cuivres de Cécile Reims ... » Pascal Quignard
L'exposition réunit des planches des Inédits de 1974-1975, des Chants de Maldoror, du Petit traité de Morale, des Marionnettes, d'Initiation à la sexualité ou des œuvres comme le Sphinx, Le coq ou la poule, Deux personnages à l'armoire, Les colonnes, La chauve-souris, Variations autour de mode d'emploi, Variations atour de Madame Edwarda, Dédoublement, La danseuse, L'incendie, Femmes inversée, La bicyclette, La bottine ornementée, Cul, Béatrice ou le regard mutilé, etc ..
HUMAIN, TRÈS HUMAIN 25-04-2008Actu : Christian Delécluse trop humain? LA PAROLE A JEAN VAUTRIN Sournois, patients et endémiques - les prudents, les puritains, les calotins et les pisse-froid accompagnent les grands prêtres du temps. Adeptes intransigeants de la tradition, conformistes en durcis, ils sont gris vichyste. Retranchés derrière la raison gestionnaire, cachés dans les plis des administrations, manipulateurs de l'alibi culturel, blattes de sacristie et de bénitier, ils s'avancent éternellement cachés derrière le bouclier du « on ». L'hypocrisie, le besoin idéologique de pureté, le refus panique de la sensualité et de la liberté des êtres font le nid des rumeurs qu'ils épandent. Elles empestent épisodiquement des créateurs. « ON » s'y entend assez à orchestrer la liturgie de la catastrophe. La société pudique est en danger ! « Les gens » arrivent alors à la rescousse du « on ». « On » demeure une poire inépuisable. « On » et « les gens » sont de toutes les époques troubles. Ces déguisements du « je » (qui n'ose s'afficher que s'il se sent épaulé par le nombre), laissent peu d'excuses à la frilosité des moralisateurs de bien court empennage. Le livre... |
La Métaphysique de la mode 22-04-2008Interview de Jacques Sojcher dans Comment avez‑vous eu l'idée d'associer la métaphysique et la mode?
Le livre... |
André Brasilier 08-04-2008"J'aime que les choses soient suggérées, et même qu'elles paraissent mystérieuses. J'ai l'esprit qui simplifie J'essaie toujours de donner la quintessence avec peu d'effet, de dire beaucoup avec peu, à la manière des artistes japonais qui se concentrent sur le dépouillement. Si la composition est à la base même de toute peinture, au final, elle doit se faire oublier, le public ne doit pas la remarquer. Tout cela caractérise ma peinture, et lui permet sans doute de sensibiliser des personnes de cultures différentes." André Brasilier http://www.brasilier.fr Le livre... |